Quatre îles. Même Atlantique. Très différents voyages de surf. Les Canaries reçoivent la houle d’hiver de l’Atlantique nord d’octobre à avril, des alizés le reste de l’année, une eau entre 18 et 23°C, et un vol de quatre heures depuis la plupart des villes européennes. Le choix entre elles est moins une question de « laquelle est la meilleure » que de laquelle correspond à ta façon de surfer.
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Fuerteventura propose le setup le plus accessible aux débutants de la chaîne. La côte nord entre Corralejo et El Cotillo aligne 30 km de beach breaks à fond de sable (Glass Beach, lagon de Cotillo, Punta Blanca) avec des écoles de surf actives tous les jours. Quand la houle de l’Atlantique nord arrive en hiver, les récifs au nord d’El Cotillo se réveillent : Rocky Point, Hierro, Generosa, Bubble. Courts, vifs, fond de lave : chaussons recommandés.
Les alizés sont la signature de l’île. Ils soufflent side-onshore de juin à septembre, tuant la qualité du surf mais créant l’une des meilleures saisons kite et wing-foil d’Europe. La plage de Sotavento au sud devient un terrain de jeu pour le windsurf ; Flag Beach au nord accueille les kiters.
Loge à Corralejo pour la variété et la vie sociale. Loge à El Cotillo ou Lajares pour une base village-surf plus calme.
La réputation de Lanzarote repose sur Famara et les récifs de la côte nord. Famara est un arc de sable de 6 km au pied des falaises du Risco de Famara, tenant la taille d’octobre à mars avec assez de pics pour répartir le monde. Zone intérieure de mousse pour débutants, pics extérieurs pour intermédiaires.
Les récifs font la réputation sérieuse de Lanzarote. El Quemao casse lourd sur lave peu profonde, souvent appelé « le Pipeline européen » : court, creux, et pas pour les inexpérimentés. San Juan et La Santa tiennent la taille quand arrive la houle nord. Boca del Mejillón est le joker, fonctionnant quelques jours par an sur la bonne direction de houle. Chaussons obligatoires, casque non requis mais pas idiot.
Loge au village de Famara pour le surf, à La Santa pour les sessions sérieuses et l’ambiance sportive, ou à Caleta de Famara pour une base hébergement plus tranquille.
Tenerife est la plus grande et la plus touristique. La scène surf se concentre sur la côte sud-ouest (Las Américas, El Médano pour le vent) et le nord (Punta Blanca, Spanish Left). Vols toute l’année, plus grosse infrastructure, mais attends-toi à du monde sur les spots connus.
Gran Canaria se trouve au milieu de la chaîne. Las Canteras à Las Palmas est l’un des meilleurs beach breaks urbains d’Europe : 3 km de sable en plein centre-ville, mousse douce parfaite pour apprendre, et pics plus durs à l’extérieur quand la houle pompe. El Confital et El Frontón à proximité sont des spots de récif sérieux pour surfeurs expérimentés. Eau à 20°C+ toute l’année.
| Période | Surf | Vent | Air | Eau |
|---|---|---|---|---|
| Oct-Nov | En montée, régulier | Léger | 23°C | 22°C |
| Déc-Fév | Saison forte, hauteur tête+ | Modéré N | 20°C | 19°C |
| Mar-Avr | Fin de saison forte, moins de monde | Léger à modéré | 21°C | 19°C |
| Mai-Juin | En baisse, niveau école | Alizés montants | 23°C | 20°C |
| Juil-Sep | Petit, pulses estivaux | Alizés forts | 25°C | 22°C |
Conclusions pratiques : réserve de novembre à février si tu veux la taille et si tu peux décaler les dates autour des tempêtes. Réserve octobre ou mars pour le meilleur rapport qualité-conditions/prix. Réserve mai à août si tu fais aussi du kite, ou si tu débutes.
Débutant total. Côte nord de Fuerteventura (plage de Cotillo, Glass Beach) ou Las Canteras à Gran Canaria. Sable doux, école à chaque coin.
Intermédiaire. Famara à Lanzarote, ou les pics extérieurs de Corralejo à Fuerteventura. Les deux te permettent de progresser sans plonger dans le récif lourd.
Confirmé. El Quemao à Lanzarote, El Frontón à Gran Canaria, Punta Blanca à Tenerife. Fonds de récif, rapide, court. Apporte des planches de rechange.
La scène surf-camp des Canaries est plus petite qu’au Portugal ou au Maroc, mais les camps qui existent sont tenus par des locaux installés depuis longtemps. Fuerteventura a trois camps principaux à Corralejo et Lajares. Lanzarote en a un au village de Famara. Compare-les sur l’annuaire des surf camps des Canaries avec prix réels.
Différente, pas mieux. Fuerteventura a plus de beach breaks de sable adaptés aux débutants et aux kiters. Lanzarote a des récifs plus lourds (Famara, El Quemao, San Juan) qui s’allument en hiver. Débutants et amateurs de vent : Fuerteventura. Intermédiaires et chasseurs de récif : Lanzarote.
Trois meilleures options : Cotillo et Glass Beach au nord de Fuerteventura, la zone intérieure de Famara à Lanzarote, et Las Canteras à Gran Canaria. Toutes fonctionnent en été et mi-saison quand la houle redescend à un niveau école.
Fuerteventura, avec une bonne marge. Les alizés soufflent de manière constante de juin à septembre, la plage de Sotavento au sud propose un lagon d’eau plate pour le freestyle, et Flag Beach au nord accueille le wave-riding. Le Pozo Izquierdo de Gran Canaria est une légende du windsurf mais plus exigeant.
Une 3/2 couvre de décembre à avril. Un shorty 2 mm ou un short de bain le reste de l’année, quand l’eau atteint 21 à 23°C. Prévois des chaussons pour les récifs volcaniques.
Binter Canarias fait des vols inter-îles toutes les heures, 30 minutes entre deux îles, environ 60 € l’aller. Ferries (Naviera Armas, Fred Olsen) 1 à 2 heures entre Fuerteventura et Lanzarote, plus long vers Tenerife et Gran Canaria. La plupart des surfeurs choisissent une île par voyage.
Compare les camps avec prix réels sur la page des surf camps des Canaries. Ou plonge dans une île précise :