{"id":51588,"date":"2026-05-30T09:39:27","date_gmt":"2026-05-30T09:39:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.waverick.com\/non-categorise\/surfing-history-africa-morocco\/"},"modified":"2026-05-30T09:42:55","modified_gmt":"2026-05-30T09:42:55","slug":"histoire-surf-afrique-maroc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/articles\/maroc\/histoire-surf-afrique-maroc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;histoire vraie du surf en Afrique et au Maroc (1640-aujourd&rsquo;hui)"},"content":{"rendered":"<p class=\"ba-lead\">\n  Les Polyn\u00e9siens n&rsquo;ont pas invent\u00e9 le surf seuls. Des voyageurs europ\u00e9ens le long de la c\u00f4te ouest-africaine ont document\u00e9 des gens glissant sur les vagues sur des planches et des pirogues d\u00e8s le XVIIe si\u00e8cle, plus de 200 ans avant que le surf hawa\u00efen n&rsquo;entre dans l&rsquo;imaginaire mondial. Le Maroc rejoint l&rsquo;histoire tard, dans les ann\u00e9es 1960, quand les militaires europ\u00e9ens apportent leurs planches \u00e0 Casablanca. Ce guide retrace la vraie chronologie, nomme les spots qui comptent et vous oriente vers la sc\u00e8ne moderne.\n<\/p>\n<h2 id=\"ghana-1640\">L&rsquo;archive ouest-africaine du XVIIe si\u00e8cle<\/h2>\n<p>\n  Les plus anciens t\u00e9moignages \u00e9crits connus de glisse sur vague hors du Pacifique viennent des voyageurs europ\u00e9ens sur la C\u00f4te de l&rsquo;Or, ce littoral ouest-africain qui correspond aujourd&rsquo;hui au Ghana. L&rsquo;historien Kevin Dawson, qui a pass\u00e9 des ann\u00e9es \u00e0 exhumer les archives coloniales, documente des observateurs europ\u00e9ens du XVIIe si\u00e8cle d\u00e9crivant des hommes et des gar\u00e7ons africains glissant sur les vagues sur des planches plates et \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de petites pirogues monoxyles, avec une technique que les \u00e9crivains europ\u00e9ens trouvaient \u00e0 la fois \u00e9trang\u00e8re et impressionnante.\n<\/p>\n<p>\n  Le sch\u00e9ma est coh\u00e9rent dans toute l&rsquo;archive : les voyageurs atteignent un tron\u00e7on de la c\u00f4te ouest-africaine, voient des locaux glisser sur les vagues pour le sport ou pour franchir la barre en pirogue de p\u00eache, le notent, et passent leur chemin. Les t\u00e9moignages couvrent grosso modo du S\u00e9n\u00e9gal au nord jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Angola au sud, la documentation la plus dense \u00e9tant au Ghana, en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, au Liberia et au Nigeria actuels. Plusieurs de ces traditions semblent s&rsquo;\u00eatre d\u00e9velopp\u00e9es ind\u00e9pendamment les unes des autres, ce qui sugg\u00e8re que la glisse sur vague \u00e9tait r\u00e9pandue le long de la c\u00f4te pendant des g\u00e9n\u00e9rations avant tout t\u00e9moignage ext\u00e9rieur.\n<\/p>\n<p>\n  Rien de tout cela ne signifie que l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest a \u00ab invent\u00e9 \u00bb le surf \u00e0 la mani\u00e8re dont la Californie le revendiquait pour Hawa\u00ef. Cela signifie que la glisse sur vague a \u00e9merg\u00e9 en plusieurs endroits \u00e0 plusieurs moments, et que le r\u00e9cit classique \u00ab invention polyn\u00e9sienne, d\u00e9couverte europ\u00e9enne, adoption californienne \u00bb laisse de c\u00f4t\u00e9 un continent entier.\n<\/p>\n<h2 id=\"senegal-angola\">Du S\u00e9n\u00e9gal \u00e0 l&rsquo;Angola, une tradition c\u00f4ti\u00e8re<\/h2>\n<p>\n  Le meilleur mod\u00e8le mental est de se repr\u00e9senter la c\u00f4te atlantique de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest comme une culture maritime partag\u00e9e plut\u00f4t qu&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;histoires nationales. Les gens de cette c\u00f4te p\u00eachaient, faisaient du commerce, transportaient des marchandises \u00e0 travers le ressac et utilisaient les vagues elles-m\u00eames pour jouer. La glisse sur vague s&rsquo;inscrit dans ce continuum pratique-r\u00e9cr\u00e9atif : un enfant apprend \u00e0 surfer \u00e0 plat ventre sur une planche parce que c&rsquo;est amusant, un adulte utilise la m\u00eame comp\u00e9tence pour ramener une pirogue de p\u00eache \u00e0 travers le shorebreak sans chavirer.\n<\/p>\n<p>\n  Au S\u00e9n\u00e9gal actuel, le village de Yoff juste au nord de Dakar a son propre h\u00e9ritage de pirogue et de surf qui pr\u00e9c\u00e8de largement le tourisme surf moderne. Les villages c\u00f4tiers lib\u00e9riens et ghan\u00e9ens ont des traditions similaires. Aucun n&rsquo;est un \u00ab mouvement \u00bb au sens marketing du terme, ce qui explique en partie pourquoi ils ont \u00e9t\u00e9 ignor\u00e9s par l&rsquo;histoire mondiale du surf. C&rsquo;\u00e9taient juste des choses que les gens faisaient avec l&rsquo;oc\u00e9an depuis des si\u00e8cles, sans organisation, sans m\u00e9dia, sans calendrier de comp\u00e9titions.\n<\/p>\n<h2 id=\"mythe-polynesien\">Pourquoi le mythe polyn\u00e9sien a tenu<\/h2>\n<p>\n  L&rsquo;histoire globale du surf moderne a \u00e9t\u00e9 largement \u00e9crite par la Californie et Hawa\u00ef \u00e0 partir des ann\u00e9es 1950, ancr\u00e9e dans le r\u00e9cit Duke Kahanamoku et l&rsquo;\u00e8re des films de surf d&rsquo;apr\u00e8s-guerre. The Endless Summer de Bruce Brown en 1966 cimente un cadre de d\u00e9couverte exotique : deux surfeurs am\u00e9ricains voyagent dans le monde \u00e0 la recherche de la vague parfaite et \u00ab trouvent \u00bb des spots vierges. Le film a notamment visit\u00e9 le Ghana et l&rsquo;Afrique du Sud, mais a pr\u00e9sent\u00e9 les locaux comme des spectateurs amus\u00e9s plut\u00f4t que comme des gens ayant leur propre longue tradition de glisse.\n<\/p>\n<p>\n  L&rsquo;archive coloniale que Kevin Dawson et d&rsquo;autres ont relu ces 20 derni\u00e8res ann\u00e9es n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 perdue. Elle a simplement dormi non lue dans les biblioth\u00e8ques pendant que l&rsquo;histoire polyn\u00e9sienne plus vendable dominait. La r\u00e9cente correction acad\u00e9mique compte parce qu&rsquo;elle change la r\u00e9ponse \u00e0 \u00ab d&rsquo;o\u00f9 vient le surf ? \u00bb d&rsquo;une histoire \u00e0 origine unique propre \u00e0 un \u00ab la glisse a \u00e9merg\u00e9 en plusieurs endroits, \u00e0 plusieurs reprises, parce que les gens qui vivaient pr\u00e8s des vagues les surfaient \u00bb plus d\u00e9sordonn\u00e9 mais plus honn\u00eate.\n<\/p>\n<h2 id=\"maroc-1960\">L&rsquo;arriv\u00e9e du surf moderne au Maroc : les ann\u00e9es 1960<\/h2>\n<p>\n  L&rsquo;histoire du surf marocain moderne commence environ 300 ans apr\u00e8s celle du Ghana. Le catalyseur est la pr\u00e9sence dans les ann\u00e9es 1950 et 1960 de militaires, d&rsquo;expatri\u00e9s et de voyageurs europ\u00e9ens sur la c\u00f4te atlantique, en particulier autour de Casablanca. Des surfeurs fran\u00e7ais et am\u00e9ricains stationn\u00e9s sur des bases a\u00e9riennes ou travaillant dans le pays apportent leurs planches et glissent sur les longues droites de fond de sable de Bouznika, Mehdia et des plages de Casablanca.\n<\/p>\n<p>\n  Casablanca et Mohammedia sont les premiers centres surf marocains en raison de la population, des infrastructures et de l&rsquo;acc\u00e8s aux plages. Les vagues y sont g\u00e9n\u00e9ralement plus petites et plus adapt\u00e9es \u00e0 l&rsquo;apprentissage que les points atlantiques plus au sud. \u00c0 la fin des ann\u00e9es 1960, une petite sc\u00e8ne locale marocaine se forme, avec des planches fabriqu\u00e9es localement plut\u00f4t qu&rsquo;exp\u00e9di\u00e9es d&rsquo;Europe.\n<\/p>\n<h2 id=\"taghazout-decouverte\">Taghazout, Anchor Point et le boom du surf-voyage des ann\u00e9es 1970<\/h2>\n<p>\n  La c\u00f4te atlantique au sud d&rsquo;Agadir, o\u00f9 se trouve Taghazout aujourd&rsquo;hui, \u00e9tait largement une cha\u00eene de villages de p\u00eacheurs jusque dans les ann\u00e9es 1970. Les points \u00e9taient connus des locaux comme rep\u00e8res de p\u00eache et de m\u00e9t\u00e9o, pas comme spots de surf. La d\u00e9couverte internationale est venue par la m\u00eame vague de surf-voyage qui a frapp\u00e9 l&rsquo;Indon\u00e9sie, le Sri Lanka et le Costa Rica \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la m\u00eame d\u00e9cennie. Des surfeurs australiens et europ\u00e9ens descendant le Maroc en vieux vans trouvent Anchor Point, Killer Point, Boilers et le reste de la zone de Taghazout, et le mot se r\u00e9pand par les magazines de surf.\n<\/p>\n<p>\n  Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, Taghazout a ses premi\u00e8res infrastructures de surf camp. Dans les ann\u00e9es 2000, c&rsquo;est la capitale surf reconnue du Maroc, et en 2020 elle est suffisamment sur-construite pour que la vague suivante de camps commence \u00e0 ouvrir \u00e0 4 km au sud \u00e0 Tamraght et \u00e0 1h30 au nord \u00e0 Imsouane. Notre <a href=\"\/fr\/articles\/maroc\/taghazout\/taghazout-surf-camps-epicenter\/\">analyse approfondie de Taghazout, capitale surf<\/a> couvre le village moderne en d\u00e9tail.\n<\/p>\n<h2 id=\"afrique-du-sud\">L&rsquo;Afrique du Sud : une histoire parall\u00e8le<\/h2>\n<p>\n  La sc\u00e8ne surf moderne sud-africaine est document\u00e9e s\u00e9par\u00e9ment parce qu&rsquo;elle a suivi un chemin diff\u00e9rent. Le surf y prend son essor \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1940 et 1950 \u00e0 Durban et au Cap, port\u00e9 par les militaires de retour et par la houle distinctive de l&rsquo;oc\u00e9an Indien sud-africain. \u00c0 la fin des ann\u00e9es 1960, l&rsquo;Afrique du Sud produit d\u00e9j\u00e0 des surfeurs de classe mondiale, fabrique des planches et organise des comp\u00e9titions internationales. De l\u00e0, la lign\u00e9e court jusqu&rsquo;aux athl\u00e8tes du tour d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, dont Jordy Smith, vice-champion du monde ASP 2010.\n<\/p>\n<p>\n  L&rsquo;histoire sud-africaine compte ici parce qu&rsquo;elle est la mieux document\u00e9e des sc\u00e8nes surf africaines, et parce que le r\u00e9cit \u00ab le surf africain a commenc\u00e9 en Afrique du Sud \u00bb fait lui-m\u00eame partie du probl\u00e8me plus large que l&rsquo;archive ouest-africaine du XVIIe si\u00e8cle corrige. L&rsquo;Afrique du Sud est un chapitre de l&rsquo;histoire du surf africain, pas toute l&rsquo;histoire.\n<\/p>\n<h2 id=\"scene-actuelle\">O\u00f9 en est le surf africain aujourd&rsquo;hui<\/h2>\n<p>\n  La sc\u00e8ne contemporaine est la plus large qu&rsquo;elle ait jamais \u00e9t\u00e9. Quelques points d&rsquo;ancrage \u00e0 conna\u00eetre :\n<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Maroc<\/strong> \u2014 Taghazout, Imsouane, Essaouira, Tamraght et Sidi Kaouki sont les principaux hubs de tourisme surf. Casablanca et Rabat ont des sc\u00e8nes locales toute l&rsquo;ann\u00e9e. Voir notre <a href=\"\/fr\/surf-camps\/maroc\/\">annuaire complet des surf camps marocains<\/a>.<\/li>\n<li><strong>S\u00e9n\u00e9gal<\/strong> \u2014 Dakar et la p\u00e9ninsule environnante ont une sc\u00e8ne locale qui grandit avec des visiteurs internationaux. La vague de N&rsquo;Gor Right est bien connue.<\/li>\n<li><strong>Afrique du Sud<\/strong> \u2014 J-Bay (Jeffreys Bay) reste l&rsquo;un des meilleurs point breaks \u00e0 droite du monde, avec l&rsquo;\u00e9tape annuelle du Championship Tour WSL.<\/li>\n<li><strong>Liberia<\/strong> \u2014 Robertsport et Cape Mount ont des sc\u00e8nes surf qui grandissent ; Surfers Not Street Children travaille avec des jeunes \u00e0 risque par le surf.<\/li>\n<li><strong>Sierra Leone, Ghana, C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, Nigeria, Cap-Vert, Mozambique, Angola<\/strong> \u2014 chacun a sa propre sc\u00e8ne qui se d\u00e9veloppe, avec des surf shops, des camps et des pros visiteurs de plus en plus fr\u00e9quents.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\n  Des organisations dont Black Girls Surf (fond\u00e9e en 2014) et la African Surfing Foundation travaillent \u00e0 \u00e9largir l&rsquo;acc\u00e8s et la visibilit\u00e9 pour les surfeurs africains et de la diaspora africaine, chez eux comme dans le circuit mondial.\n<\/p>\n<h2 id=\"visiter\">Si vous voulez visiter une ville surf marocaine<\/h2>\n<p>\n  Le Maroc moderne est la destination surf africaine la plus accessible pour les voyageurs europ\u00e9ens : quatre heures d&rsquo;avion depuis Londres, Paris ou Berlin, houle atlantique toute l&rsquo;ann\u00e9e, eau \u00e0 18-22 \u00b0C selon la saison, et un prix 30 \u00e0 40 % en dessous des destinations c\u00f4ti\u00e8res europ\u00e9ennes comparables. Trois liens honn\u00eates :\n<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.waverick.com\/articles\/morocco\/taghazout\/taghazout-worth-visiting\/\">Taghazout vaut-il le coup ?<\/a> \u2014 l&rsquo;article d\u00e9cisionnel large (ambiance, co\u00fbt, pour qui, qui \u00e9viter)<\/li>\n<li><a href=\"\/fr\/articles\/maroc\/top-10-meilleurs-surfcamps-maroc\/\">Top 10 des surf camps au Maroc<\/a> \u2014 s\u00e9lection par r\u00e9gion<\/li>\n<li><a href=\"\/fr\/destinations\/maroc\/\">Guide destination Maroc<\/a> \u2014 guide r\u00e9gion par r\u00e9gion<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"sources\">Pour aller plus loin et sources<\/h2>\n<p>\n  Si vous voulez creuser plus loin que ce guide :\n<\/p>\n<ul>\n<li>Kevin Dawson, <em>Undercurrents of Power: Aquatic Culture in the African Diaspora<\/em> (2018, University of Pennsylvania Press). L&rsquo;ancrage acad\u00e9mique de l&rsquo;\u00e9vidence ouest-africaine du XVIIe si\u00e8cle.<\/li>\n<li>Kevin Dawson, \u00ab Waves of opportunity and sorrow: surfing in Atlantic Africa \u00bb dans <em>Sport in Society<\/em> (2025). Acc\u00e8s ouvert via Taylor &amp; Francis.<\/li>\n<li>Surfer Magazine, \u00ab Africans Surfed Long Before Bruce Brown Showed Up \u00bb (septembre 2020). Introduction accessible.<\/li>\n<li>Huck Magazine, \u00ab The Untold Story of Surfing&rsquo;s Ancient African Roots \u00bb (juin 2024). Reportage moderne depuis l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"faq\">FAQ<\/h2>\n<details>\n<summary>Le surf est-il n\u00e9 en Afrique ?<\/summary>\n<div class=\"ba-faq-answer\">\n<p>Il est plus exact de dire que la glisse sur vague a \u00e9merg\u00e9 ind\u00e9pendamment dans plusieurs cultures c\u00f4ti\u00e8res, dont l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et la Polyn\u00e9sie. Des voyageurs europ\u00e9ens ont document\u00e9 la glisse sur vague africaine d\u00e8s le XVIIe si\u00e8cle, plus de 200 ans avant que le surf hawa\u00efen ne soit d\u00e9crit dans l&rsquo;\u00e9criture occidentale. Le surf de comp\u00e9tition moderne en tant que sport mondial a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 au XXe si\u00e8cle \u00e0 Hawa\u00ef et en Californie, mais les racines culturelles ne sont pas \u00e0 origine unique.<\/p>\n<\/div>\n<\/details>\n<details>\n<summary>Quand le surf est-il arriv\u00e9 au Maroc ?<\/summary>\n<div class=\"ba-faq-answer\">\n<p>Le surf moderne sur planche arrive au Maroc dans les ann\u00e9es 1960, principalement autour de Casablanca, apport\u00e9 par des militaires, expatri\u00e9s et voyageurs europ\u00e9ens. Les point breaks atlantiques au sud d&rsquo;Agadir, dont Anchor Point et Killer Point pr\u00e8s de Taghazout, deviennent internationalement connus des surfeurs gr\u00e2ce \u00e0 la couverture des magazines de surf-voyage des ann\u00e9es 1970.<\/p>\n<\/div>\n<\/details>\n<details>\n<summary>Quel pays africain a le meilleur surf ?<\/summary>\n<div class=\"ba-faq-answer\">\n<p>Cela d\u00e9pend de ce que vous cherchez. L&rsquo;Afrique du Sud (Jeffreys Bay et la Cap-Orientale) offre des point breaks droits de classe mondiale avec l&rsquo;infrastructure la plus \u00e9tablie. Le Maroc (Taghazout, Imsouane, Essaouira) est le plus accessible depuis l&rsquo;Europe avec la plus grande concentration de surf camps et de cours. Le S\u00e9n\u00e9gal, le Liberia et le Cap-Vert offrent des vagues moins fr\u00e9quent\u00e9es avec des sc\u00e8nes en d\u00e9veloppement. Pour la pure qualit\u00e9 de vague, J-Bay en Afrique du Sud reste la r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n<\/div>\n<\/details>\n<details>\n<summary>Quel est le lien entre Bruce Brown et le surf africain ?<\/summary>\n<div class=\"ba-faq-answer\">\n<p>Bruce Brown a r\u00e9alis\u00e9 en 1966 le film de surf The Endless Summer, qui suivait deux surfeurs am\u00e9ricains \u00e0 travers le monde \u00e0 la recherche de la vague parfaite. Le film a notamment visit\u00e9 le Ghana et d\u00e9couvert le point break de Cape St. Francis en Afrique du Sud, contribuant \u00e0 \u00e9tablir l&rsquo;Afrique du Sud comme destination surf mondiale. Mais le film a aussi pr\u00e9sent\u00e9 les locaux africains comme des spectateurs amus\u00e9s plut\u00f4t que comme des gens avec leurs propres traditions de glisse, contribuant au mythe polyn\u00e9sien des origines du surf.<\/p>\n<\/div>\n<\/details>\n<details>\n<summary>Qui sont les surfeurs africains les plus connus aujourd&rsquo;hui ?<\/summary>\n<div class=\"ba-faq-answer\">\n<p>L&rsquo;Afrique du Sud a la plus grande concentration de surfeurs internationalement connus, dont Jordy Smith (vice-champion ASP World Tour 2010), Shaun Tomson (champion du monde IPS 1977) et une longue liste d&rsquo;athl\u00e8tes du Championship Tour. La sc\u00e8ne locale marocaine a produit de bons surfeurs r\u00e9gionaux mais n&rsquo;a pas encore eu de nom sur le Championship Tour mondial. \u00c0 travers le continent, des organisations comme Black Girls Surf travaillent \u00e0 \u00e9largir la repr\u00e9sentation.<\/p>\n<\/div>\n<\/details>\n<details>\n<summary>The Endless Summer a-t-il \u00e9t\u00e9 le premier voyage de surfeurs en Afrique ?<\/summary>\n<div class=\"ba-faq-answer\">\n<p>Non. Des surfeurs australiens, am\u00e9ricains et europ\u00e9ens voyageaient en Afrique, en particulier en Afrique du Sud et au Maroc, tout au long du d\u00e9but des ann\u00e9es 1960. The Endless Summer est le film de surf-voyage le plus c\u00e9l\u00e8bre et a aid\u00e9 \u00e0 populariser l&rsquo;id\u00e9e de destinations surf africaines, mais ce n&rsquo;\u00e9tait pas le premier voyage surf sur le continent. Et bien s\u00fbr, les Africains y glissaient sur les vagues depuis des si\u00e8cles avant que les surfeurs \u00e9trangers n&rsquo;arrivent.<\/p>\n<\/div>\n<\/details>\n<details>\n<summary>Pourquoi l&rsquo;histoire du surf africain n&rsquo;est-elle pas plus connue ?<\/summary>\n<div class=\"ba-faq-answer\">\n<p>Deux raisons principales. Premi\u00e8rement, les m\u00e9dias mondiaux du surf se sont \u00e9tablis au XXe si\u00e8cle en Californie et \u00e0 Hawa\u00ef, avec un int\u00e9r\u00eat de marketing pour le r\u00e9cit Polyn\u00e9sie-Californie. Deuxi\u00e8mement, les t\u00e9moignages \u00e9crits de l&rsquo;\u00e8re coloniale sur la glisse africaine sont rest\u00e9s largement non lus dans les archives jusqu&rsquo;\u00e0 ce que des historiens dont Kevin Dawson commencent \u00e0 les compiler au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. Le r\u00e9sultat : une histoire simple et propre qui voyageait bien, et une plus vraie mais plus d\u00e9sordonn\u00e9e qui ne le faisait pas.<\/p>\n<\/div>\n<\/details>\n<details>\n<summary>Le Maroc est-il le meilleur endroit en Afrique pour apprendre \u00e0 surfer ?<\/summary>\n<div class=\"ba-faq-answer\">\n<p>Pour les visiteurs europ\u00e9ens, probablement oui. Taghazout, Tamraght et Imsouane ont des vagues douces adapt\u00e9es aux d\u00e9butants, des dizaines d&rsquo;\u00e9coles de surf certifi\u00e9es, une houle constante toute l&rsquo;ann\u00e9e et une eau plus chaude que les c\u00f4tes atlantiques europ\u00e9ennes. L&rsquo;Afrique du Sud est excellente pour les surfeurs interm\u00e9diaires \u00e0 confirm\u00e9s mais a une eau plus froide et plus de temps de voyage. Le S\u00e9n\u00e9gal et le Liberia ont du potentiel mais moins d&rsquo;infrastructure pour les d\u00e9butants.<\/p>\n<\/div>\n<\/details>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Africains glissaient sur les vagues sur des planches et des pirogues du S\u00e9n\u00e9gal \u00e0 l&rsquo;Angola au moins 300 ans avant que la Californie ne d\u00e9couvre le surf. Puis le Casablanca des ann\u00e9es 1960 a apport\u00e9 le surf moderne au Maroc. L&rsquo;histoire honn\u00eate et sourc\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":11516,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"front\/pages\/template-blog-article.php","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[574,566],"tags":[],"country":[1291],"topics":[1256,1255],"class_list":["post-51588","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-conseils-surf-securite","category-tous","country-maroc","topics-conseils-experiences","topics-tous"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51588","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=51588"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51588\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11516"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=51588"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=51588"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=51588"},{"taxonomy":"country","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/country?post=51588"},{"taxonomy":"topics","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.waverick.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/topics?post=51588"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}